La pédagogie positive

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La pédagogie positive pose problème à beaucoup d’enseignants. Sous prétexte d’évaluer, nous sommes souvent dans la « sanction » face à la norme et nous pointons les erreurs des élèves plutôt que les réussites ce qui les place dans une situation stressante. La pression des familles vient souvent s’ajouter à ce contexte. L’organisation par cycle, la disparition progressive de notes ou avec un LSU allégé tendent vers l’évolution de la pédagogie et donc le statut de l’erreur.

1/ Un élève responsabilisé

Différent de l’enseignement frontal, la pédagogie positive tient compte des besoins de l’élève en le responsabilisant.

La place de l’erreur évolue permettant ainsi à l’élève de fixer ses objectifs pour progresser ou s’autoévaluer. Le blog de Malinou, parmi d’autres propose les ceintures de calculs CP donnant ainsi une idée de la manière dont chaque élève peut avancer à son rythme :

C’est ainsi que la Classe Bleue propose sur son blog des billets positifs pour la gestion du comportement :

Garder en tête que chaque élève peut apprendre mais avec différentes stratégies d’apprentissages, de mémorisation va permettre d’abord la différenciation avant la remédiation.

Bien souvent dans cet enseignement positif, l’espace est revu pour entrainer la prise d’initiative de l’élève (espaces en atelier, classe flexible en élémentaire ou les pôles d’apprentissages en maternelle). Tout cela conduit ainsi à la coopération et à l’entraide. On s’éloigne de la représentation frontale de l’enseignant qui s’oppose au groupe classe physiquement comme verbalement.

2/ Une ambiance coopérative

RecReatisse nous propose une lecture de l’ouvrage de Chenelière Education , Une gestion positive de la classe – 51 activités pour développer les habiletés socioaffective.

Dans cet ouvrage canadien, les situations de classe décrites et analysées montrent comment l’enseignant entretient parfois une marginalisation d’un élève perturbateurs même avec une volonté réelle de bien faire.

Ainsi, les enseignants qui ont le plus d’influence en classe sont ceux qui démontrent leurs qualités personnelles positives et leur personnalité chaleureuse même lorsqu’ils font face à des situations difficiles.

L’ouvrage conseille de développer deux points :

Les habiletés motrices : il est important d’aller au-delà du comportement de l’élève perturbateur. Comprendre les élèves qui coupent la parole ou prennent trop de place dans le groupe lors des phases d’oral. Des jeux comme « tenir sa langue » : un rituel corporel (visualisation, respiration via la relaxation peut être bénéfique pour ces élèves). L’Ecole de Crevette propose à ce sujet une lecture de l’ouvrage la relaxation active à l’école et à la maison.

Les habiletés émotionnelles : certains élèves réagissent exagérément à des situations qui nous semblent évidentes (remise de contrôle, retour de récréation, entrée en classe ou activités sportives). Il est important de travailler avec l’élève sur ses émotions afin qu’il les exprime et pas seulement dans les cris ou avec les coups. Une séquence sur la communication de ses émotions peut être proposée : un carton sur lequel chacun dessine un visage représentant l’motion proposée par l’enseignant (joyeux, satisfait, agacé, triste). Une discussion régulière avec théâtralisation et verbalisation (j’ai les lèves pincées je regarde autour de moi, je suis en colère) va permettre aux élèves d’avoir un référent des émotions pour la classe.

On trouve sur le site EDUMOOV une séance parlant des émotions.

Le blog des zozos propose une séquence sur l’incontournable livre, La couleur des émotions d’Anna Llenas pour la maternelle. Le monstre des émotions qui est barbouillé servira de point de discussion pour entrer progressivement dans leur propre ressenti.

Zaubette quant à elle, part du livre Des larmes au rire de Claire D’Harcourt pour travailler sur ce thème en arts visuels. Le support de discussion n’est pas un monstre mais des œuvres d’arts mettant en scène tout un catalogue d’émotion.

La peur de l’enseignant de perdre la main sur la classe va entrainer une défiance des élèves et une difficulté à créer une ambiance de classe positive. Avoir confiance en soi, en son enseignement et sa préparation de classe va permettre de générer un enseignement qui laisse la place à la prise d’initiative, à l’erreur et au rythme de chacun.

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