Graphismes

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Description

L’école maternelle a toujours accordé un grand intérêt aux activités de graphisme, les jugeant utiles dans la construction des compétences nécessaires à l’apprentissage de l’écriture. Aujourd’hui, les mises en oeuvre s’inscrivent dans une vision plus élargie des activités graphomotrices : l’enjeu est aussi esthétique, artistique et culturel. Les gribouillages ne précèdent-ils pas naturellement le dessin ? Graphisme et dessin sont étroitement liés, ils sont eux-mêmes écritures.

Se révéler au monde
Si former la main de l’enfant à l’écriture reste bien un objectif, il est important de considérer d’autres enjeux liés notamment à l’éveil de l’individu au monde. Dans l’acquisition de l’acte graphique, l’éducation du geste est une nécessité et les apprentissages sont assujettis aux capacités motrices et perceptives de l’enfant. Progressivement, le mouvement est conscientisé puis complexifié au même titre que les traces. Le corps, l’outil et le support s’harmonisent alors pour prendre possession d’un espace, l’espace vie de l’individu. Cette interaction physique avec le monde est incontestablement jubilatoire et la prise de conscience de la trace produite assurément structurante. Découvrir son corps, réguler ses actions, explorer son pouvoir d’expression, prendre possession d’espaces et établir de multiples relations sensorielles avec les outils, les supports et les matériaux s’avèrent alors être des objectifs qui vont bien au-delà de l’acquisition de simples techniques de graphisme.

L’émergence d’un langage
Si le premier plaisir est essentiellement moteur, très vite l’enfant s’aperçoit qu’il peut agir sur la trace qu’il produit. Il va alors explorer les actions qui vont l’amener à contrôler et à diversifier ses gestes. Les balayages et les mouvements circulaires spontanés et continus vont petit à petit s’orienter, se réguler, se fractionner. Les gestes vont se raccourcir, se préciser, et les premières formes vont apparaître. À travers cette régulation, c’est l’émergence de la fonction symbolique du graphisme qui se produit. L’enfant est alors aux portes du dessin et de l’écriture. Il prend conscience d’un langage dessiné puis écrit. La trace devient réfléchie, intentionnelle,dessin et écriture deviennent des systèmes de communication.

Graphisme, dessin, écriture à l’école maternelle
Si ces trois éléments ont en commun la gestualité, ils ne sont pas à confondre. Si tous trois relèvent du tracé, c’est cependant selon des conditions et des finalités différentes. L’écriture réclame la lettre ou le signe dans un processus unique de codification alors que le graphisme et le dessin revendiquent la divergence. Ces deux derniers ont une dimension plastique plus prépondérante, dimension sur laquelle repose leur langage. Écrire, c’est obéir à un ensemble de conventions collectives appartenant à une culture, à une civilisation. Tracer, dessiner exigent aussi un vocabulaire, mais ce dernier n’appartient pas à la totalité d’un groupe social. Il appartient donc à l’école de tenir compte de ces particularités. Dessiner et écrire ne se feront pas dans les mêmes conditions.
Aussi nous faut-il rappeler la nécessité de varier le plus possible les situations, qu...

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