Classes coopérantes

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Description

Le collège Sophie-Germain de Nantes met en place un dispositif de classes coopérantes au service de la réussite de tous les élèves.
Ce témoignage a été réalisé dans le cadre des Journées de l’innovation 2016.
Transcription

Christophe Clouet, principal du collège.
-Le public du collège est constitué à la fois des élèves issus du quartier Malakoff, qui représentent environ 60 % de nos effectifs, et des élèves qui bénéficient d'un environnement culturel, social et éducatif peut-être un peu plus favorisé.
Donc, le grand projet de ville a pour vocation d'aboutir à une mixité sociale, éducative, à l'équilibre.
Nous sommes partis du postulat que tous les élèves qui composent le collège ont à échanger et à s'apporter mutuellement.
Étant donné la diversité des origines sociales, culturelles et éducatives, il nous a semblé intéressant d'actionner le levier coopératif comme source d'apprentissage pour les élèves.
Une élève.
-"Mon meilleur ami", "ma meilleure amie".
Une deuxième élève, puis la première.
-C'est pareil.
-Non !
La deuxième élève.
-"My", ça veut dire "mon", "ma", "mes".
La première élève.
-OK.
César, élève de 6e.
-On travaille très souvent en groupe.
On échange nos idées, on coopère beaucoup.
Christophe Clouet, principal du collège.
-Nous sommes partis naturellement du niveau 6e, pour lequel nous avons mis en place une pédagogie fondée sur la coopération dans la classe et en dehors de la classe.
Donc, aider, être aidé, accepter d'être aidé.
Une élève.
-Je ne sais pas encore quand, mais je vais passer une nuit à Rennes.
Apparemment, ça fait beaucoup de bruit...
Félix, élève de 6e.
-Comme on est assez, qu'on se parle beaucoup de nous et qu'on connaît assez notre vie, ça nous rapproche un peu plus et ça peut créer des liens et donc, une meilleure ambiance dans la classe.
Christophe Clouet, principal du collège.
-Nous avons institué des temps spécifiques à l'acquisition et à l'apprentissage de la coopération, 2 heures par semaine, à savoir l'éducation à la coopération, 1 heure par semaine, et le conseil coopératif, qui prend lui aussi 1 heure Christophe Clouet, principal du collège, puis Morgane Durocher, professeur de SVT et d'EIS.
à l'emploi du temps des élèves.
-Vous serez à 12, 5e, 4e, 3e mélangés, en AP.
Et vous aurez à travailler, faire vos devoirs, faire vos activités ensemble.
Stéphane Gort, professeur de sciences physiques et d'EIST, coordonnateur Classes coopérantes.
-L'éducation à la coopération, c'est un temps où il y a deux personnes avec la classe.
L'idée, c'est de travailler spécifiquement sur les compétences psychosociales qui sont liées à la coopération et dont on a besoin pour coopérer.
Une élève.
-"Vous organisez votre opération de survie et vous devez classer par ordre d'importance les 15 articles présentés dans le tableau suivant."
Morgane Durocher, professeur de SVT et d'EIS.
-Ce matin, on a fait une séance d'éducation à la coopération.
Dans cette séance, l'objectif est, pour les élèves, de se rendre compte qu'il est mieux de travailler en groupe, on est plus efficace en groupe que seul.
Stéphane Gort, professeur de sciences physiques et d'EIST, coordinateur Classes coopérantes.
-Et donc, il y a une programmation sur l'année, sur s'encourager, écouter l'autre, accepter le point de vue de l'autre, autour d'activités qui peuvent être en lien direct avec le scolaire, mais aussi beaucoup plus ludiques.
À travers le jeu, pour faire émerger ce qu'il y a derrière ce jeu comme besoins.
César, élève de 6e.
-J'ai mis un coussin flottant.
Imagine, ça se crève !
Un deuxième élève, puis César, élève de 6e.
-Ah oui...
-Il peut y avoir plein de cas.
Félix, élève de 6e.
-Mes parents ne comprenaient pas toujours tout.
Même vraiment rien.
Et je leur disais : "Il faut faire comme ça et après, il faut faire ça."
Félix, élève de 6e, puis Mikaël Landec, professeur d'histoire-geographie.
Ma mère me regardait comme ça.
-Le conseil coopératif, c'est un moment où la parole est libre, en respectant un certain nombre de règles, de prise de parole, de respect de la parole de l'autre, d'écoute, et où les élèves sont libres d'exprimer un certain nombre de sentiments, d'avis sur la vie du collège, sur leur vie en classe, sur leur expérience personnelle.
Une élève.
-Je trouve que j'ai toujours des difficultés en français.
En conjugaison, surtout, et en dictée.
Mikaël Landec, professeur d'histoire-géographie.
-Le deuxième axe, qui est l'aboutissement qu'on attend, mais qui prend plus de temps, c'est que la coopération se retrouve dans les salles de classe.
Une élève.
-"And shoes".
"Une chaussure" : "and shoes".
L'élève, puis une deuxième.
"Une chaussure" : "and shoes".
-T'es sûre ?
Une troisième élève, puis Mikaël Landec, professeur d'histoire-géographie.
-Écris : "And shoes".
-Apprendre à s'écouter, prendre la parole en public, et tout ça, il y a quand même cet objectif du collège qui est la formation des futurs citoyens.


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