Les espaces et les paysages de l’urbanisation – 4ème – Séquence complète – Cycle 4 – PDF à imprimer

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Description

Séquence complète en géographie pour la 4ème : Les espaces et les paysages de l’urbanisation

Thème 1 : L’urbanisation du monde

  • Cours en géographie pour la 4ème 

Problématique : en quoi les différentes formes de l’urbanisation sont-elles révélatrices de la mondialisation et d’une insertion différenciée à ses réseaux ?

Introduction

Aux alentours de l’an 2000, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une personne sur deux vit en ville. On parle d’ « urbanisation » : la population se concentre de plus en plus dans les agglomérations urbaines existantes.

Urbanisation : Processus de croissance de la population urbaine et d’extension des villes.

Demandons-nous d’abord : qu’est-ce qu’une ville ?

Traditionnellement, on va la définir comme un espace présentant une forte concentration de population, une continuité du bâti ainsi qu’un paysage fortement modifié par l’homme. Cependant, cette définition est vague car elle ne renvoie pas aux mêmes réalités selon les lieux que l’on étudie. Par exemple, une ville c’est…

  • 000 habitants ou plus en France
  • 200 habitants ou plus au Danemark
  • 000 habitants ou plus au Japon !

De même, il est difficile de comparer une petite ville rurale, une ville moyenne exerçant une influence forte sur son territoire immédiat et enfin une grande métropole mondiale comme Paris ou Tokyo. Pourtant, toutes sont des villes.

Dans ce chapitre, nous étudierons certaines de ces grandes métropoles. En effet, ces villes ne sont pas seulement des ensembles urbains gigantesques comptant plusieurs millions d’habitants. Ce sont aussi des centres qui exercent des fonctions de commandement (politiques, scientifiques, économiques) et qui s’insèrent dans des réseaux mondiaux.

Hors de ces métropoles, d’autres paysages urbains existent. Ces espaces sont des périphéries, moins intégrés et difficilement reliés aux grands centres de décision mondiaux.

Il s’agira donc de se questionner sur l’inégal intégration de ces espaces dans la mondialisation.

Mondialisation : La mondialisation est l’augmentation des flux de capitaux, personnes, informations, services, biens à travers le monde.

  1. Caractéristiques et paysages de l’urbanisation dans le monde
  1. La croissance urbaine

La Terre compte aujourd’hui 8 milliards d’habitants, dont plus de la moitié sont des urbains, habitant la ville. On estime qu’en 2050, 2 humains sur 3, soit plus de 6 milliards, vivront en ville.

On parle de croissance urbaine pour désigner l’extension de la ville, liée à l’augmentation de sa population.

Document : Le taux d’urbanisation dans le monde en 1950 et prévisions 2030 – Source : jmglebolog

On observe plusieurs phénomènes sur cette carte. Tout d’abord, de nos jours, la quasi-totalité du monde est urbanisé. Cette croissance urbaine est donc générale. Néanmoins, il existe des différences selon les espaces.

  • Dès 1950, les trois grands pôles de l’économie mondiale, les Nords, sont déjà fortement urbanisés.

Limite Nord/Sud : ligne imaginaire faisant ressortir les différences de développement entre les pays développés (les Nords) et les pays en développement (les Suds).

Nords : Pays développés. Le terme recouvre généralement les États-Unis, l’Europe occidentale et le Japon (anciennement appelés « la Triade »).

  • Les grands territoires fortement intégrés à l’économie mondiale ressortent en rouge vif : ce sont des espaces où plus des ¾ de la population sont des urbains.
  • A l’inverse, les territoires majoritairement ruraux montrent une intégration plus faible à la mondialisation, bien que cela ne soit pas une vérité absolue (ex : l’Inde, majoritairement rurale mais tout de même intégrée à l’économie mondiale).
  • On observe un très fort accroissement du nombre de grandes mégapoles. En effet, on ne compte que 2 villes de plus de 10 millions d’habitants en 1950. On en comptait 28 en 2014 et abritaient 12% de la population urbaine mondiale.

Mégapole : Ville géante de plus de 10 millions d’habitants.

Cependant, si les Nords sont davantage urbanisés, les Suds présentent le plus fort taux de croissance urbaine.

Document : Une urbanisation mondiale avec des caractéristiques régionales

Ainsi, on observe que l’Europe et l’Amérique du Nord comptaient déjà une majorité d’urbains en 1950.

La progression est très marquée en Asie, qui passe en 70 ans de 17 à 52% d’urbains. C’est aussi le cas du continent africain qui ne comptait que 14% d’urbains en 1950 contre 44% aujourd’hui.

Source : Livre scolaire

On estime que les pays en développement concentreront à eux seuls 90% de la croissance urbaine mondiale à venir.

Cette urbanisation inquiète les associations d’aide au développement et les gouvernements car les pays ayant peu de ressources, elle est souvent non planifiée, voire anarchique. Elle entraine une augmentation des inégalités par manque l’infrastructures. L’urbanisation galopante de certaines villes, comme en Inde, entraîne un grossissement des bidonvilles.

Document : Le plus grand bidonville du monde, Dharavi à Mumbai (Inde) -source Le cartographe

L’urbanisation doit être accompagnée et planifiée. Ci-contre, on observe une partie du plus grand bidonville du monde, situé à Mumbai. Il compte près d’un million d’habitants.

Il s’est constitué peu à peu par des arrivées successives d’hommes et de femmes issus du monde rural, cherchant une vie meilleure en ville. On parle d’exode rural.

Exode rural : Départ des populations rurales vers les villes, généralement pour y trouver du travail.

  1. La métropolisation

La croissance urbaine est une réalité mondiale qui s’observe dans tous les types de villes. Néanmoins, ce phénomène s’explique en grande partie par la capacité d’attraction des métropoles. Ce sont elles qui profitent le plus de l’urbanisation.

Métropole : Très grande ville qui attire les hommes et les activités et qui exerce des fonctions de commandement.

Veillez à ne pas confondre « métropole » et « mégapole ». On parle de « mégapole » pour qualifier les villes de plus de 10 millions d’habitants, sans prêter attention à leurs fonctions ou à leurs activités.

Par exemple, New York et Karachi (Pakistan) sont toutes deux des mégapoles. Néanmoins, on parlera de métropole mondiale pour qualifier New York car on y trouve une quantité impressionnante de fonctions de commandement (politique, économique, …), ce qui n’est pas le cas de Karachi.

Fonctions de commandement : Spécialisation d’un espace dans des activités liées à l’exercice d’un pouvoir. Ce pouvoir peut être économique, politique, géopolitique, financier, culturel…

Par exemple, New York dispose d’une fonction de commandement économique car on y trouve de très nombreuses FTN (Firmes transnationales).

Document : Les dix premières métropoles mondiales d’après le Global Power City Index de 2018 (source : Belin)

 

  • Exercices avec les corrigés en géographie pour la 4ème

Exercice 1 : La croissance urbaine

  1. Présentez ce document.
  2. Quelle est l’évolution constatée en Europe et en Amérique du Nord ? Justifiez.
  3. Quelle est l’évolution constatée en Asie et en Afrique ? Justifiez.
  4. Dans un paragraphe d’environ dix lignes, vous expliquerez les différences constatées selon les espaces en matière d’urbanisation. Des mots de vocabulaire précis sont attendus : limite Nord/Sud, pays en développement, urbanisation…

Exercice 2 : La métropolisation : un exemple à l’échelle de la France.

Si Paris est la seule métropole mondiale française, il existe d’autres métropoles de moindre importance : des métropoles régionales.

« Les forces économiques et démographiques se sont recomposées au profit des métropoles, sous l’effet de la mobilité des populations et des mutations économiques. Désormais, les métropoles échangent moins avec leur territoire qu’entre elles car leur offre et leur demande sont de même nature et/ou complémentaires : l’aérospatiale à Toulouse a créé un réseau avec des partenaires situés à Hambourg (Allemagne), Manchester (Angleterre), Naples (Italie) et Madrid (Espagne), chacun ayant besoin du travail de l’autre pour construire un avion.

Cette situation est facilitée par les infrastructures de communication : les lignes à grande vitesse (LGV), les aéroports mettent les métropoles rapidement en relation. Or ces équipements, pour des raisons de rentabilité, se concentrent d’abord dans les métropoles.

Dans ce contexte, les métropoles régionales ont de nombreux échanges avec Paris, métropole de rang mondial, et comblent une partie de leur retard (…). La métropolisation a produit des effets importants à l’échelle régional. Grenoble a désormais plus d’échanges téléphoniques avec Paris qu’avec Lyon. Alors que des régions ne comptent qu’une métropole d’importance (leur capitale régionale), dans d’autres, un ensemble de métropoles constitue ou est susceptible de constituer un réseau. Parmi elles, figurent l’Alsace (Strasbourg, Mulhouse), la Lorraine (Metz, Nancy…) ou la région Provence-Alpes-Côte d’Azur : la grappe urbaine structurée par Aix-Marseille semble prête à absorber Toulon d’un côté, Arles de l’Autre mais elle reste séparée de l’ensemble Cannes-Nice ».

Florence Smits, Géographie de la France, Hatier, 2011

  1. Présentez ce document.
  2. Quels sont les deux facteurs qui ont entraîné la métropolisation d’après ce texte ?
  3. Quels sont les facteurs qui facilitent la métropolisation d’après ce texte ?
  4. Expliquez la phrase soulignée avec vos propres mots.
  5. Avec quel type de villes les métropoles régionales tissent-elles des liens d’après le texte ? Deux réponses attendues.
  6. Quel(s) type(s) d’espace ne sont pas mentionnés dans ce texte et semblent les « oubliés » de la métropolisation ?

Exercice 3 : L’étalement urbain

Avec 87,4 …

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