Comment être un enseignant épanoui, en particulier quand on débute ?

Prof heureux
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Ainsi vous voilà dans le sérail ? Bravo ! Vous avez bien travaillé car le concours n’est pas donné. Et vous n’avez pas choisi la voie la plus facile en optant pour l’enseignement.

Vous serez parfois mal vu malgré votre investissement dément, mais gardez confiance en vous. 

Si on vous dit que l’on vous déteste parce que vous êtes instit, c’est dû à un effet de « réduction » dont parle Edgar Morin dans cet article (qui traite toutefois d’un sujet bien particulier : le fanatisme) et qui consiste à prendre la partie pour le tout.

Ne réagissez pas à vif car cela aurait des effets vraiment néfastes et entretiendrait un espèce de « fanatisme » anti-prof (même si le mot est ici sûrement un peu fort 😉). Réagissez à l’inverse avec bienveillance en disant que vous allez changer les choses et que rien ne vous arrêtera pour élever les enfants vers les sommets.

Mes 5 conseils

1 – Parlez à voix basse. Lorsque vous avez la voix cassée, nul besoin de vous mettre en congés. Venez et chuchotez : la classe sera très silencieuse. Vous n’avez pas la voix cassée ? Parlez doucement quand même. Ça marche, vous verrez. Et c’est reposant (même si on n’y arrive pas tout le temps).


2 – Parlez pour être entendu. Ça a l’air bête mais cela évitera les milliards de répétitions qui énervent et donnent envie d’élever la voix. D’autre part, il vaut mieux perdre quelques minutes en début de cours et démarrer dans de bonnes conditions que démarrer tout de suite, sans avoir l’écoute, ni l’attention nécessaires. Cela ne mène à rien, si ce n’est à une situation de stress.


3 – Utilisez le langage corporel. C’est essentiel pour ne pas s’esquinter. Équipez-vous d’un chiffon coloré. Le code est fixé : lorsque vous l’agitez, vous attendez l’attention des enfants. Pour d’autres actions, mettez d’autres signaux non verbaux en place. Vous serez alors zen et eux aussi. Ils ne voient pas le chiffon de suite ? Faites confiance aux copains pour les prévenir ;)


4 – Détecter et résoudre les problèmes le plus tôt possible. Plus on s’attaque tôt à un problème, moins il a de chances de perdurer et de dégénérer. Si le problème est sérieux (racisme entre enfants etc.) n’hésitez pas un instant à convoquer les parents (des deux enfants) et confrontez-les, mettez les parents devant la réalité du comportement de leur enfant et devant le persécuté. Si l’enfant tient des propos racistes, cela ne vient pas de nulle part.


5 – Mettez « l’eau à la bouche » lorsque vous annoncez une leçon. Il faut que la leçon vous fasse envie à vous aussi. Il faut l’amener avec gourmandise comme un bon petit plat mitonné : « Hmmm, les enfants … On va se régaler ! » Même si vous savez que vous démarrez de la conjugaison. La conjugaison amenée en tirant une tête de trois pieds de long, ça ne donne pas envie. En revanche si en parlant de conjugaison, vous dites à vos élèves : « vous allez tout maîtriser comme des champions et mieux que vos parents ; LET’S GO KIDS ! », ça va leur donner la patate !


Julie Kuhn


Enseignante depuis 10 ans en primaire, Julie Kuhn aka Super-Julie, a connu des systèmes éducatifs différents et a enseigné en Allemagne, en Angleterre et en France. Depuis 2010, elle a développé le site Super-Julie qui recense les meilleurs applications éducatives sur tablette pour les élèves de primaire, du cycle 1 au cycle 3.

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