Dictée à l’adulte au Cycle 1

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En maternelle comment amener les élèves à entrer progressivement dans l’écrit ?

Pourquoi la dictée à l’adulte ?

A l’école maternelle l’élève apprend à parler, à construire des phrases ; il prend aussi progressivement conscience que pour parler il faut construire des phrases différemment de l’oral.

L’objectif est donc d’avoir une première représentation de l’acte d’écrire. Cela est bien détaillé dans les fiches EDUSCOL. Un texte parlé n’est pas cité, donc il faut que ce texte soit compréhensible par un lecteur à distance. Le débit est différent, la parole doit ralentir pour être en lien avec la main de celui qui écrit.

Quel dispositif en classe?

Apprentissages progressifs autour de l’écrit de Mireille Brigaudiot a été analysé sur Fiches de prep. Il est nécessaire de prendre le temps de s’approprier ce dispositif mais cet ouvrage paru chez Hachette Education détaille bien les obstacles à éviter, comme par exemple prendre soin de bien faire comprendre les différences entre raconter et dire, entre réciter et raconter.

En PS, ce n’est pas la dictée à l’adulte à proprement parler mais plutôt de l’explication. L’adulte explique et fait tout devant les enfants, il reformule lui-même. En MS/ GS , on commence a faire participer les enfants en les questionnant sur leur manière d’améliorer l’écrit en faisant comprendre les différences. Il faut donc prévoir une dictée à l’adulte extrêmement guidée.

Ce moment ne doit pas durer plus de 10/15min car cela demande une grande activité intellectuelle. Il faut veiller à ne pas être interrompu, c’est une habitude à donner aux élèves depuis leur entrée à l’école. Mystyclolly propose pour les GS, la mallette Entrer dans les codes de l’écrit, parue chez RETZ. Dans cette mallette, l’enseignant trouve le guide du maître et de nombreuses activités pour découvrir le fonctionnement de la langue écrite passant entre autres par la dictée à l’adulte ou les mots problèmes. Je vous invite à aller sur le site compagnon de Retz pour découvrir cette méthode à travers des ressources téléchargeables et une vidéo de présentation.

De plus, il fait prévoir des groupes relativement restreints mais tout dépend de votre profil de classe. Des primo-arrivant, des petits parleurs, tout est adaptable. Une dictée individuelle amène souvent du stress chez certains élèves car ils savent qu’ils ne maîtrisent pas l’activité.

Quelle place de l’enseignant ?

Il faut penser aussi au support écrit. Il doit être en lien avec le regard des enfants : ils doivent voir l’écrit en train de se faire ( le tableau ou un papier à la vertical ) et il faut bien verbaliser : « quand on voit mon dos, j’écris, quand vous voyez mes yeux je vous parle ».

L’enseignant doit tout faire pour suivre les liens entre les verbalisations et les traces écrites. Il faut dire exactement ce qu’on écrit sans trop entrer dans le découpage syllabique. Il ne faut pas hésiter à ralentir le débit et dire aux élèves lorsqu’ils dictent trop vite. Enfin suivre du doigt en lisant comme on parle. En fin de séance, faire une lecture complète pour ne pas perdre la cohérence.

L’enseignant a aussi pour rôle de lire des histoires, des contes du patrimoine pour mieux amener les élèves à écrire et lire. On retrouve une vidéo très parlante sur le site de Canopé.

Quelle progressivité des apprentissages et du dispositif ?

La copie manuscrite du texte permet ensuite des évolutions avec une exploration du texte :

-repérage des majuscules, des sauts à la ligne

-une liste avec les tirets

-les guillemets du discours.

On peut partir ensuite sur l’écriture de comptine ou d’histoire travaillant une continuité dans un récit, des jeux sur les rimes. Il est possible par exemple d’écrire à partir de situations génératives, pour faire simple il s’agit de structures répétitives. L’élève va s’approprier le texte pour mieux le modifier. Le blog Dix mois propose l’exploitation à partir d’une souris verte.

On peut donc parler de prise de repère, évoluant ensuite vers des textes individuels. Vous trouverez un exemple de support de séance passant par le dessin sur La classe de Schmilly.

Le site de l’académie de Strasbourg propose une progressivité et rappelle les enjeux pédagogiques de ce dispositif qu’il est important de travailler en maternelle.

La mission, si vous l’acceptez, est d’amener les élèves à comprendre la relation qui existe entre ce qu’ils disent et ce qu’ils écrivent. A vous de faire vivre l’écriture pour que les lettres ne soient pas figées mais véhiculent un message !

Toutes les ressources sont à retrouver sur la liste de ce lien.

Caroline, conseillère pédagogique

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